lundi 5 octobre 2009

Le comble du chasseur...


20h17 France > Chasse - Un octogénaire et son chien tués par la même balle dans un accident de chasse

Un octogénaire et son chien ont été tués lors d'une partie de chasse près de Pontarlier (Doubs), par la même balle tirée par un chasseur de 62 ans, qui a été mis en examen pour homicide involontaire et laissé en liberté, a-t-on appris de source judiciaire.

Une belle nouvelle comme on en voit peu, lue sur le fil info de LCI... En voilà un qui aurait dû aller chasser sans son chien... Mais d'abord, qu'est-ce qu'ils chassaient pour tirer à balles, et d'une telle puissance de feu qu'une seul suffit à perforer à mort deux individus, dont un chien ? L'éléphant au moins...

Quant à l'autre, il a été laissé en liberté. Au cas où il pourrait en zigouiller d'autres, des éléphants près de Pontarlier...





mardi 29 septembre 2009

Cassé l'épaule en ski...


Alors voilà un type, un citoyen, un "gens" comme vous et moi, qui se fait arrêter dans un aéroport européen parce qu'il a violé autrefois une jeune fille. Jusque là, tout est convenable. Quand on sait, de plus, que ce type s'est soustrait à la justice, fuyant le pays où s'est déroulé son méfait, jouant des accords d'extradition pour ne pas se trouver pris, il était temps que cette arrestation intervienne. Mais l'affaire prend une autre tournure lorsque le quidam s'appelle Roman Polanski.

Alors parce qu'on est un cinéaste primé, on peut échapper à un jugement, fondé, nécessaire et répondant à une grave faute de comportement ? Parce qu'on a été l'époux de Sharon Tate, victime d'un carnage, on est pardonné d'office, absous par la société selon un principe de donnant-donnant ? Je ne crois pas, et je ne suis sans doute pas le seul. Même si les faits ont trente ans, même si la victime a pardonné, même si un accord à l'amiable avait été trouvé mais refusé par le juge, même si ce juge a fait preuve d'acharnement, (ou juste de conscience professionnelle ?), même si dans certains pays le temps prescrit les fautes, Roman Polanski va devoir s'expliquer sur sa posture de fuite et son slalom géant sur les pentes de la procédure judiciaire internationale. De fait, rien que pour avoir évité avec soin la justice, le cinéaste mérite cette arrestation. Il s'en remettra, et son talent ne sera pas entaché.

D'autres, avant lui, ont connu les foudres de la justice. Woody Allen a traversé une pénible période, pour des histoires de relations avec une mineure qui est devenue son épouse. Mais il n'a pas fui, il a fait face au monde qui avait sur lui les caméras braquées comme pour un hallali médiatique. Il s'en est relevé, avec courage et force. Les histoires de fesses du show-biz, de starlettes abusées pour décrocher un premier rôle, font les grands titres de la presse à sensation, comme on l'appelait avant qu'elle devienne "pipeule". Les frasques de Polanski, peu reluisantes qu'elles soient, ne sont pas le sujet.

Car si l'on place l'objectif sous un angle différent, si l'on change l'éclairage du plateau, on peut voir une autre facette de cette misérable affaire. Qu'est-ce qui a poussé la Suisse, pays vertueux et protecteur des riches fortunes dont Polanski fait partie, à appliquer à la lettre une mesure répressive ? En se penchant sur son statut supposé de "paradis fiscal", l'attitude devient plus compréhensible. En effet, placée sur la liste grise des pays hébergeant de dangereux nantis, la Suisse s'est vue soudain mise au même rang que le Liberia ou le Vanuatu. Elle a donc réagi en donnant trois mille noms de contrevenants au gouvernement français, des mauvais sujets ayant cherché à se soustraire à l'impôt. Elle s'est rachetée et la voilà blanchie, pas comme de l'argent, mais comme une lolita souillée par le doute de sa virginité... Et depuis, elle fait montre d'une vertu infaillible, dénonçant les fuyards de toute espèce. Des Polanski, il y en aura d'autres. A moins que Zürich ne devienne un aéroport figurant sur la liste noire des endroits à éviter.

A part ça, mon épaule va bien, merci.



mardi 22 septembre 2009

Les dérapages incontrôlés de Renault



O
n ne rit plus. Le grand constructeur des voitures à vivre patine dans ses contradictions. Le créateur de la Dauphine, de la 4L ou de la R12, de l'Espace ou de l'Avantime, le vainqueur des 24 Heures du Mans ou du Rallye de Monte-Carlo, le fleuron de l'industrie automobile française, ennuie avec ses postures prétentieuses et d'un autre temps.

D'abord, sa dernière campagne de publicité me laisse, et je ne suis pas le seul, un goût désagréable. Comment peut-on faire valoir les mérites d'une gamme en prenant des enfants comme vecteurs ? L'envahissement agressif des panneaux publicitaires par des marmots affublés de prénoms idiots (vous en connaissez des bébé baptisé Laguna ou Modus ?...) constitue une assimilation indécente d'un objet et d'une personne, enfant qui plus est. Il fut un temps où l'utilisation de l'image d'un enfant comme prescripteur d'un produit dans la publicité était interdite par la loi. Il semble que cette disposition ne soit plus en vigueur, ou simplement plus adaptée. Les agences s'engouffrent dans une brèche en ignorant avec soin des règles de comportement, banalisant l'être humain au point d'en faire aussi un produit. En tout cas, quel est le budget d'une telle campagne ? Cette manne ne peut-elle être affectée à d'autres domaines, renforçant la recherche vers des véhicules plus conformes à notre mode de vie ? A quoi peuvent servir la vitesse et les performances dans une société qui prend conscience de son environnement et qui colle l'étiquette "développement durable" sur toute démarche écologique ?

Ensuite, on apprend que l'écurie de Formule 1 que finance Renault et qui porte son nom, est soupçonnée de tricherie. Elle reconnaît même les faits. C'est beau cette honnêteté... La tricherie est en l'occurence troublante et soulève des questions gênantes. Rappel des faits.

Lors du Grand Prix de Singapour, l'année dernière, se produit un accident. Un des pilotes de Renault, qui aligne comme les autres deux voitures par course, sort mal d'un virage et percute le mur. Pas de bobo, mais la voiture est proprement détruite. Le jeune pilote est indemne, mais dans ce circuit tracé en ville, les accès pour dégager l'épave collée contre un muret sont moins nombreux que sur une piste étudiée à cet effet. De plus aucune grue ne se trouve dans ce virage. La course est neutralisée par un procédé où une voiture de la direction de course mène les bolides à vitesse réduite, avec interdiction de dépasser, pendant que les services de piste font leur office. Durant cette prériode, l'autre pilote de Renault, qui nageait dans les derniers, se retrouve en tête, bénéficiant des arrêts au stands de ses concurrents. Il finit par gagner la course. Bon et alors ?

C'est là que cet incident banal prend toute sa saveur. Ce Grand Prix avait lieu de nuit, à l'américaine, dans un pays où le pouvoir d'achat est étoffé. Pour un constructeur impliqué à ce niveau de compétition, la victoire est primordiale dans ces contrées lointaines où la valeur du sport possède encore un impact sur le public. Ensuite, l'accident lui-même est un exemple de maîtrise du pilotage : une sortie de virage où l'arrière se dérobe parce qu'on accélère trop tôt, une pirouette parfaite pour taper le mur bien parallèle, sans angle dangereux pour le pilote, dans un virage où les moyens de levage pour évacuer l'auto sont lointains, tout est rassemblé pour susciter les interrogations. Le calcul réside dans l'intervention de la voiture de sécurité car en ce cas, bon nombre de concurrents en profitent pour ravitailler, comptant sur leur performance pour récupérer leur place initiale. Cerise sur le gâteau, le pilote incriminé se fait renvoyer cette année, en cours de saison, pour manque de résultat. Quelle ingratitude ! Lui qui a permis la victoire de son coéquipier se fait remercier comme un vendeur de concession... Alors il balance.

Mais à qui profite le crime ? Pas forcément à l'écurie qui montre un mauvais pilote se faisant piéger comme un débutant dans un virage simple. Le patron opérationnel de l'écurie avait besoin de résultat, ce fameux Flavio Briatore, ancien bras droit de Benetton, le roi du textile italien. Il en tire certainement un profit incontestable. Le hic, c'est que le pilote était son poulain, une de ses découvertes. Comme l'était Michaël Schumacher, qui a gagné tant de courses et tant de championnats... Alors du coup, nous somme tentés de nous demander comment Schumi a remporté ses courses, avec l'aide de quel stratagème odieusement fomenté par son coach vulgaire et prétentieux il a pu régner en maître sur une discipline sans merci... Nous soulevons la question, sans vraiment vouloir connaître la réponse. Mais Briatore viré, banni, honni, pourrait bien chercher vengeance dans la révélation de combines saumâtres...

J'ai été un grand fan de Formule 1. J'ai même rêvé d'y travailler, d'y trouver le plaisir d'évoluer dans un milieu attirant. C'est dire si je ne veux pas briser l'image ni le rêve d'une jeunesse idéaliste. Mais cette époque est révolue. Messieurs les dirigeants de Renault, n'est-il pas temps de se retirer de la F1, et de consacrer les masses pécuniaires qui y sont injectées par votre écurie salie par un maquignon à d'autres efforts technologiques ? Ne devriez-vous pas vous interroger sur le bien-fondé d'une discipline sportive qui va à l'encontre des tendances actuelles ?

J'ai bien une réponse, mais je ne suis pas le patron de Renault...



Les bienfaits d'une bonne queue



Qu'elle soit courte ou longue, la queue occupe notre quotidien. Elle concerne les hommes comme les femmes, les jeunes comme les vieux, les pauvres comme les nantis (quoique...). Elle est partout et ne procure pas que du plaisir. Non, parfois la colère nous prend lorsque la queue est trop longue.

Les postiers l'ont bien compris. Alors que l'usager passe parfois une demi-heure, voire quarante minutes à attendre qu'un guichet se libère, que son ticket soit affiché, à pester contre l'emmerdeur qui tente de resquiller en invoquant un simple renseignement, les agents de la Poste imputent leur nonchalance coupable à la direction. C'est beau le syndicalisme.

Ainsi, si des guichets ne sont pas ouverts, c'est parce que la direction a supprimé des postes, ce qui à la Poste contribue à m'embrouiller. Donc si le pékin doit ronger son frein, c'est la direction qui est responsable. Donc tous les clampins qui déambulent derrière les guichets, avec leur regard vide qui semble narguer la patience du consommateur (qui consomme quoi, à part du temps ?...), ne font rien à cause de la direction. Et à la privatisation. Donc, pour exprimer le mécontentement des citoyens bafoués, les postiers font grève.

Quel sens du devoir. Manifester pour les autres. Remonter par une action sociale l'indignation des clients. Voilà une formidable hypocrisie, une manœuvre basse et malhonnête. Pourtant je dois en souligner une certaine subtilité : comment puis-je me plaindre alors que ces postiers manifestent pour mon bien, pour l'amélioration du service ? Je serais donc un ingrat qui ne reconnais pas le sacrifice de ces travailleurs qui terminent tôt... Voilà une belle manipulation où l'on fait passer un blocage de plus pour vertueux, relayée par les moutons que sont ces journalistes qui plongent sans pudeur dans le piège qui leur est tendu.

La queue ouvre donc de nouveaux horizons au mouvement social. Dorénavant, nous devons être fiers de nos queues que l'Europe nous envie. Nous devons y trouver la source d'un renouveau et d'un monde meilleur. D'ailleurs la prochaine fois que j'irai à la poste, j'emmènerai de la compagnie : une chatte pour être moins seul dans la queue.



jeudi 17 septembre 2009

La fin des codes barres ?


Il y a des émotions que l'on aime partager.
Cliquez ici , vous ne serez pas déçu.

hadopi 2, happy de dos ?


Internet est un danger qui doit se ranger parmi les risques domestiques.

En effet, son usage peut entraîner de graves complications, avec séquelles. Sans parler de la simple addiction, pathologie sérieuse mais curable, l'exploitation à des fins domestiques de la puissance de cet outil peut conduire à la prison. Pire que les doigts dans la prise ou la tête dans le four, la main dans le sac constitue une menace réelle à l'équilibre du foyer.

Ainsi le législateur a validé une nouvelle loi, Hadopi2, qui place le consommateur "téléchargeur" en un immonde délinquant. On se trompe de responsable. Si un enfant attrape la bouteille d'eau de javel, c'est qu'elle était à sa portée. Qui en est responsable ? Les parents qui considèrent qu'interdire suffit à protéger, sans conscience. Il en est de même pour le téléchargement en peer-to-peer, le mécanisme qui permet de mettre en commun des ressources sur la toile. Le consommateur n'est qu'un enfant qui plonge la main dans le bocal de ce qui ressemble à des bonbons. Mais si ce bocal était inaccessible, la sécurité serait assurée. Et l'internaute ne risquerait pas d'aller en prison. En revanche, le vrai responsable est le fournisseur d'accès. Si l'on veut véritablement juguler des pratiques attentatoires aux revenus d'un travail, alors il faut réprimander avec sévérité les incitateurs au désordre, à la fraude, au détournement. Mais les lobbies de ceux qui ont intérêt à pénaliser le consommateur pour qu'il se résigne à aller acheter leurs produits aux marges indécentes, ont bien joué le coup auprès des pouvoirs publics qui se sont faits leurrer.

On me dira : nous les artistes, nous perdons de l'argent si le téléchargement libre (je refuse le terme de piratage qui n'a aucun sens) continue. Non. D'abord, les sites de téléchargement, où l'on paie le morceau que l'on veut écouter, sont rentables. Donc les droits sont payés. Ensuite, on sait bien que les passages audiovisuels (radio et surtout télévision) sont plus rémunérateurs que la vente de disques. Donc si un artiste se voit téléchargé, c'est que sa notoriété se développe, donc sa visibilité sur les médias aussi. Les grandes vedettes ou les grands films ne craignent pas ce téléchargement, car ils sont confortés dans leur réussite. Les oldies retrouvent une jeunesse grâce à ce procédé. Les artistes moins connus, les producteurs au succès moindre, alimentent l'argument des majors en montrant du doigt le téléchargement libre pour justifier des résultats insuffisants. Moi, si un de mes livres était téléchargé, j'en serais très fier ! Cela voudrait dire que j'ai été publié et que des lecteurs s'intéressent à ce que je commets.

Cette loi ne changera rien. les ventes ne décolleront pas, et pour une raison déjà développée dans Help, mon billet du 11 septembre. Mais cette mesure dicrimanatoire fait du pékin moyen un nouveau coupable des méfaits de la société. Le vilain libertaire empêche les profits de tourner en ronds, passant des mains des uns aux mains des autres, toujours les mêmes du reste. Eux, ils ont la main dans le sac à billets, confis dans leur pouvoir. Cette puissance pourrait bien brûler les ailes de ces Icare de pacotille. Quant au législateur, il a fait son devoir et continue son chemin, auréolé de la tâche accomplie, indifférent, tournant le dos au peuple.

Pour ma part, je veux être le premier auteur téléchargé librement !

mercredi 16 septembre 2009

Recyclages

Finalement notre quotidien est un parangon de récupération.

Nous travaillons trop. Alors nous récupérons, grâce à cette magnifique invention que sont les RTT. La gestion de ces temps de récupération devient à elle seule une occupation importante, presque un travail. peut-être faudrait-il envisager des RT-RTT pour récupérer des RTT... Du reste, le temps de travail devient assez minime car entre les trajets, les pauses, les cigarettes, on est à peine arrivé au boulot qu'il faut déjà penser à repartir. A cet égard, l'interdiction de fumer empêche le travailleur honnête d'exercer son métier avec fluidité. En effet, pour assouvir son envie pressante de nicotine, il doit sortir de son bureau, aller à l'espace fumeur qui se trouve en des étages lointains, taper la causette (et ça peut durer) avec ses coreligionnaires, puis revenir à son bureau qui se trouve en des étages lointains, et retrouver le rythme, ce qui prend encore quelques minutes. Allez, pour fumer, il peut prévoir une bonne demi-heure... Avant, on allumait une clope à son bureau et on continuait de bosser. On se moque du travailleur, ces conditions sont inacceptables. C'est bien pour ça qu'il faut récupérer.

Je plaisante, mais dans certaines entreprises, les "conditions de travail" poussent, paraît-il, au suicide. Ce geste m'inspire une grande tristesse, voire une grande compassion à l'égard des gens qui pensent que la solution réside dans la disparition, et qui transforment leur détresse en violence. Mais je ne peux croire que l'entreprise est seule responsable. Certes, la pression, parfois le harcèlement, peuvent conduire à des extrémités. Ils sont en l'occurence le catalyseur des difficultés extérieures, des peines et des inquiétudes. Ils s'ajoutent aux poids du quotidien, qu'ils soient sentimentaux, financiers ou juste existentiels. Le choix de l'entreprise pour cadre du suicide répond à un besoin d'attirer une dernière fois l'attention des autres sur ses désarrois, de focaliser sur sa personne afin de montrer que le mal était profond et véritable. De plus, on peut noter, sans irrespect, que certaines tentatives ne conduisent pas au trépas, Dieu merci, et permettent aux partenaires sociaux de récupérer l'événement pour stigmatiser ces déplorables "conditions de travail".

Car évidemment, puisque les médias le disent, ces actes impliquent la responsabilité des dirigeants, de leur âpreté au résultat, et les syndicats s'engouffrent dans la brèche, une nouvelle occasion de faire valoir leur application à défendre le salarié. Le procédé est, à mon sens, parfaitement malhonnête. Il témoigne de cette propension indécente à faire d'un incident un sujet de révolte, de lutte, d'opposition. Et les relais d'opinion accompagnent ce mouvement sans prendre de recul parce que le type qui se donne la mort dans son bureau, ça c'est de la nouvelle, coco ! Belle récupération.

Les grands récupérateurs de tout matériau qui traîne sont bien les journalistes. Ils me font penser à ces gogos qui se font piéger dans la rue par l'indigent trouvant à leurs pieds un anneau d'or, leur cédant le bijou pour une petite pièce... Ces journalistes ne voient que l'anneau, mais pas la mise en scène. Ils plongent dans le bain fangeux et y barbotent avec délectation. J'exagère ? Pas tant que ça si on regarde la polémique autour d'Hortefeux.

Oui, il a prononcé des propos intolérables, même si c'était une plaisanterie. On peut rire de tout, sauf quand on est ministre. C'est le site du Monde qui a mis en ligne la vidéo et en a fait le titre premier de sa page d'accueil. Si Le Monde le dit, alors c'est du garanti. Et toutes les rédactions de bifurquer comme une belle section d'assaut vers ce nouveau bastion à prendre. Curieusement, le militant incriminé réfute toute insulte. C'est normal, il est militant, il a vu le ministre et il en est encore tout chose. Soit. Mais plus intéressant, le recteur de la Grande Mosquée de Paris minimise et disculpe le ministre d'avoir eu l'intention de proférer des paroles racistes. Qu'importe, les journaux n'en ont cure, ils poursuivent leur démarche de récupération et de recyclage. Sans pudeur.

Tout est récupération, surtout en politique. Un livre accuse de fraude, on récupère des bribes pour en faire un soufflé. Un ministre refuse de signer un décret inique, on récupère pour dénoncer le manque de considération du travail parlementaire. Un virus nouveau apparaît, on récupère pour affoler les populations et entretenir les ventes... La liste est longue et fastidieuse. Elle illustre l'éternel précepte de Lavoisier : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Réjouissons-nous. Nous sommes bien dans une société où le recyclage est installé. Toutes ces récupérations procèdent d'une écologie sociétale dont nous devrions pouvoir être satisfait. Moi, ça me désole.